Vaste sujet
En réalité, j’écris depuis l’enfance. J’ai toujours eu une imagination débordante et ressenti le besoin de conter, de raconter des histoires.
L’isolement
Mais le besoin d’écrire de manière plus professionnelle est né il y a quatre ans, quand j’étais malade et isolée.
Je vivais loin de mon pays d’origine qui me manquait, malgré moi. Je traversais un moment difficile.
J’avais trouvé refuge dans mes souvenirs d’enfance, avec un besoin féroce de les raconter.
Sur des carnets, des feuilles volantes, sur tout ce que je trouvais.
Et puis…
Et puis rien. Un deuil est venu bouleverser mon élan. J’ai alors tout remis à plus tard. Il m’a fallu deux ans pour retrouver l’envie d’écrire à nouveau. J’avais, pour ainsi dire, perdu la voix.
Ce n’est qu’en 2025 que j’ai recommencé à écrire, en secret, sans rien attendre, juste pour l’évasion.
Au fil du temps, j’ai commencé à aller mieux.
Le déclic
À l’automne 2025, j’ai vu circuler une affiche de concours littéraire de nouvelles policières organisée par ma ville.
Je me suis alors lancé un défi, un challenge immense et intimidant : oser montrer ce que j’écris.
La naissance d’une histoire
Ayant peu lu de polars, j’ai suivi des cours en ligne en accéléré pour apprendre les techniques du roman policier. Puis, j’y ai mêlé un autre genre que j’affectionne : le gothique.
Je me suis abreuvée de lectures, notamment de romans d’horreur et gothiques.
J’ai rajouté ensuite l’ingrédient secret : m’inspirer du quotidien (mais chut).
Et cela a donné naissance à : Hidden Grove, ou le bal des fous.
J’ai passé deux semaines à construire l’histoire et à l’écrire. J’ai envoyé le manuscrit de justesse, dix minutes avant la deadline (à éviter si on est cardiaque).
La première récompense
Quand j’ai appris, trois semaines plus tard, que je remportais une récompense, j’étais aux anges.
Sur le chemin de la mairie, je ne me sentais presque pas légitime (syndrome de l’imposteur, eh oui). Je flottais.
Et quand j’ai tenu le prix entre mes mains, je me suis dit que ce n’était finalement pas grand-chose, que ça n’avait pas changé ma vie.
Et pourtant…
Pourtant, écrire m’a redonné goût à la vie. Même si mes histoires portent souvent l’empreinte du deuil que j’ai traversé, elles se finissent sur une note d’espoir.
Depuis, j’ai l’habitude de me mettre chaque jour derrière mon bureau pour écrire.
Et je n’ai plus peur d’oser montrer ce que j’écris.
Et vous, quand avez-vous cessé d’avoir peur de l’exposition ?

