Utiliser un pseudonyme ou garder son nom ?
Pour moi, cela dépend des motivations de chacun.
Pour ma part,
Je préfère signer mes manuscrits avec mon pseudonyme, Angie T. Maïrhon, pour plusieurs raisons.
- Dissocier la vie privée de la vie d’auteure. Je ne suis pas à l’aise à l’idée que des personnes qui me connaissent puissent me lire. Même si j’écris des fictions, lire un de mes récits c’est comme plonger la tête dans mon journal intime.
- Me protéger du syndrome de l’imposteur. Utiliser un pseudonyme brise en quelque sorte l’autocensure.
- Me protéger du plagiat, protéger mon univers créatif. Pendant des années, j’ai pu constater que certaines personnes s’appropriaient des idées, des projets ou des passions qui m’étaient chers. Ces passions, dont l’écriture, le dessin, le design, font partie intégrante de ma personnalité et de mon identité. Utiliser un pseudonyme m’a permis d’établir une frontière nette entre ces personnes et moi (comme je le dis souvent, ma personnalité n’est pas un libre-service).
Les différents profils d’auteurs
C’est en suivant le cours sur Domestika : « Le brouillon parfait » proposé par Shaunta Grimes, que j’ai découvert, entre autres choses, que je correspondais au profil du Spiller Writer (ou auteur confessionnel, selon la traduction).
Dans son article consacré à ce type d’auteur, elle recommande notamment l’utilisation d’un pseudonyme. Évidemment, il existe d’autres profils, mais je me suis reconnue dans ce qu’elle décrit dans son article, et utiliser un pseudonyme a étonnamment levé plusieurs de mes freins.
Pour finir
Angie est mon vrai prénom. Le « T. » provient de mon second prénom. Quant à Maïrhon, je n’ai pas cherché loin : j’ai simplement inversé les lettres de mon nom de famille. Un rapide tour sur Internet pour vérifier que le nom de plume n’était pas déjà pris, et le tour était joué.
Et vous ? Utilisez-vous un pseudonyme ?

