Contexte
Dans le courant du mois de septembre 2025, j’ai vu circuler une affiche sur le concours littéraire de la nouvelle policière de ma ville, Savigny-lès-Beaune. L’affiche annonçait un report pour le mois de novembre.
À cette époque, j’écrivais seulement pour moi-même.
Mais à ce moment-là, je me suis demandée : » Et si je participais ? «
Quelle idée, je ne lisais pas de polars.
Mes influences
Jusqu’ici, mes lectures concernaient surtout des nouvelles et romans d’horreur (Sadako), des nouvelles russes (Chekov), des romans gothiques modernes (McGrath) et des récits consacrés à la psychiatrie (Quatre ans dans l’enfer des fous).
J’ai alors suivi des cours en ligne pour me familiariser avec le genre du polar.
Premiers essais
Au départ, j’étais partie pour écrire un polar pour enfants, avec un lapin inspecteur, Oswald, enquêtant sur la disparition d’un sachet de croquettes volé au boss de la mafia d’Atlantic City, un chat.
Et puis, sous la pression en voyant les semaines avancer sans projet, je me suis effondrée dans mon lit.
À l’époque, j’étais encore fragilisée par un deuil qui durait depuis plus de deux ans.
J’ai alors imaginé une histoire toute autre. Crown of Berries (Roman en cours d’écriture actuellement). Un bal sordide, une scène de crime, avec au centre une jeune fille portant une couronne de baies sur la tête, répétant en boucle « C’était Richard », et un inspecteur dépassé par les événements.
Plus je travaillais cette histoire, plus je réalisais qu’elle était trop dense, trop vaste, pour être traitée dans un format court.
Alors…
Alors, j’ai failli laisser tomber.
Je me suis plongée dans des récits traitant de la Révolution française (oui, rien à voir). J’ai continué à lire mes livres de psychiatrie. Puis, j’ai relu La Légende de Sleepy Hollow de Washington Irving.
Et là !
Et là, j’ai eu enfin ma révélation : puisque je ne savais pas écrire de policier, j’allais écrire un gothique sur fond policier !
C’est là que sont nés mes personnages : Camille, son allié Maximilien, (clin d’oeil) et le frère disparu de Camille, un soldat de l’Empire, Grégoire.
Et à partir de là, j’ai utilisé la bonne vieille méthode de l’auteur : puiser dans mon passé pour construire le reste du récit.
À une semaine et demie de la deadline, je tenais enfin mon sujet. Et j’ai écrit et réécrit chaque jour sans relâche, jusqu’à la dernière minute.
J’ai appelé mon récit « Hidden Grove, ou le bal des fous » (oui encore une histoire de bal). Puis j’ai appuyé sur « Envoyer » le 31 octobre 2025 à 23h47 !
C’est ainsi qu’un mois plus tard, je reçus mon tout premier prix dans un concours littéraire.
Et vous, avez-vous une anecdote à partager sur votre premier texte primé ?

